CHOISIR UN CHIRURGIEN OPHTALMOLOGISTE

Marc Timsit Choisir son chirurgien

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BONNES PRATIQUES EN CHIRURGIE RÉFRACTIVE

 

Comment choisir son chirurgien
pour une chirurgie réfractive

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Choix d'un chirurgien pour une opération de la myopie

Comment assurer le résultat d'une opération des yeux au laser

Le choix d'un chirurgien ophtalmologue exercé et d'un centre moderne spécialisé en chirurgie réfractive est capital pour obtenir le meilleur résultat et pour minimiser les risques. La qualité du résultat d'une chirurgie réfractive et sa sécurité peuvent, en effet, varier en fonction de l'équipement utilisé et du chirurgien, de son expérience chirurgicale en général et en particulier pour la chirurgie de la myopie. Il est bien entendu indispensable d'avoir confiance en son chirurgien mais il est utile de s'informer sur ses compétences, son expérience et sur le matériel qu'il utilise. La décision que vous prendrez engagera le reste de votre vie. Le résultat de cette chirurgie doit viser l'excellence.
Un bon chirurgien pour une chirurgie réfractive doit avoir des titres hospitalo-universitaires, une grande expérience dans son domaine, bénéficier d'un plateau technique moderne et complet et avoir une grande disponibilité.


Ses titres


• La mention sur une ordonnance "chirurgie des yeux" "chirurgie de la myopie" ne signifie pas que l'ophtalmologue est rompu à cette chirurgie réfractive.
Les titres ne sont pas synonymes de compétence sans un savoir-faire. Cependant, ils sont quasiment obligatoires pour obtenir une solide formation. Ils témoignent d'une formation post-universitaire de qualité :
• Après 7 années d'études médicales, le titre d'Ancien Interne des Hôpitaux est obtenu à la suite d'un concours classant très sélectif permettant 5 ans de formation pratique de spécialiste en ophtalmologie dans différents services hospitaliers.
Le titre d'Ancien Chef de Clinique est obtenu après une expérience de 2 à 4 années supplémentaires dans un service d'ophtalmologie. Ce clinicat permet une sur-spécialisation dans un domaine donné de l'ophtalmologie tel que la chirurgie réfractive, la cataracte, le glaucome, les greffes de cornée... Il permet, en outre, d'avoir une activité de recherche et d'enseignement universitaire. Ce titre est retrouvé, le plus souvent, chez les meilleurs chirurgiens.
• Ancien Interne des Hôpitaux de Paris et Ancien Assistant des Hôpitaux ou Chef de Clinique à la Faculté signifie donc que l'ophtalmologue a bénéficié d'une expérience pratique chirurgicale personnelle hospitalière d'au minimum six ans, souvent plus, après ses sept années d'études médicales avec des responsabilités hospitalières et qu'il a exercé des fonctions d'enseignement de la chirurgie. Professeur, chef de service, praticien hospitalier, témoignent en outre de responsabilités hospitalières de haut niveau.


Son expérience
 


• Le chirurgien ophtalmologue doit avoir de l'expérience chirurgicale pour la chirurgie oculaire en général: en plus de la chirurgie réfractive, pratique-t-il en particulier la chirurgie de la cataracte et les greffes de cornée ? Il saura gérer les différents problèmes pouvant se poser, réintervenir si le résultat n'est pas satisfaisant.
• Il doit avoir de l'expérience chirurgicale pour la chirurgie réfractive: quelle est son ancienneté dans cette chirurgie (quelques années ou 10 ans, 15 ans voire 20 ans); combien d'opérations a-t-il effectué ? Certains « chirurgiens » ne pratiquent que le laser. Un chirurgien ne pratiquant qu'une seule technique aura tendance à ne proposer que celle-là. Alors qu'un chirurgien pratiquant toutes les techniques vous conseillera celle qui est la plus sûre et le plus appropriée à votre cas pour obtenir le meilleur résultat parmi les différentes techniques de laser et de pose d'implants.
• A-t-il publié des articles sur la chirurgie réfractive ? Quelle est sa notoriété ? Quels témoignages en attestent ?
• Quels sont ses résultats personnels ? Quels effets secondaires a-t-il constaté ? Quelles complications a-t-il rencontré ? Comment les a-t-il gérées, avec quels résultats ? Quel est son taux de ré-interventions ? Un taux faible de reprises témoigne de son expertise.
Il n'y a pas de risque zéro, les aléas sont connus et tous les chirurgiens en connaissent. Un chirurgien spécialisé en chirurgie réfractive saura choisir pour vous la technique la plus sûre et traiter les incidents et complications pouvant survenir pendant ou après l'intervention.

Son plateau technique

• Votre chirurgien doit pouvoir vous faire bénéficier d'un matériel le plus récent moderne et éprouvé : il faut se renseigner sur les modalités du traitement, la qualité et l'ancienneté du matériel, la fiabilité des installations.
• Une clinique de notoriété reconnue et uniquement destinée aux opérations de chirurgie réfractive est très certainement préférable avec plusieurs dizaines d'interventions effectuées par semaine, gage de professionnalisme. Vous bénéficierez des avancées technologiques les plus modernes, d'un matériel fonctionnant tous les jours, régulièrement testé mis à jour et entretenu ainsi que d'un personnel soignant formé à ces opérations.
• Sont indispensables en particulier pour le Lasik :
- La topographie cornéenne Orbscan obligatoire pour ne pas laisser passer une contre-indication.
- Plusieurs lasers modernes de marque différente pour pouvoir choisir celui qui conviendra le mieux à chaque cas, mis à jour, comportant en particulier un système d'eye-tracker' actif tridimentionnel et rotationnel permettant de limiter le risque de mauvais centrage. Un laser de secours permettra d'effectuer l'intervention en cas de panne du premier.
- Mieux que le microkératome, le laser femtoseconde est la technique la plus moderne pour la découpe du volet. Elle apporte plus de précision et de sécurité.
- Une plateforme moderne doit offrir la possibilité d'offrir un traitement personnalisé de l'astigmatisme de bas degré et de second ordre, un traitement guidé par l'aberrométrie et un traitement permettant d'économiser la cornée 'tissue saving', différents types de traitements personnalisés.
La qualité technique a un coût, du fait d'un équipement coûteux et de frais incompressibles, si on désire la meilleure qualité de soins. Il peut donc être judicieux d'éviter les établissements ou les chirurgiens dont la seule qualité est le coût modique de leur prestation.
 

Sa disponibilité


• Un consentement écrit doit vous être remis et signé par vous avant l'opération. le chirurgien doit vous informer des risques et effets secondaires de l'opération prévue.
• Ce consentement écrit est un document administratif obligatoire, il n'est pas suffisant. un document d'information complet doit en outre vous être remis. Lisez-le attentivement et discutez-en avec votre chirurgien. Un site web de qualité en est un complément appréciable.
• Un chirurgien ophtalmologue ne peut jamais garantir à tout coup un résultat à 100%. Il doit comprendre vos motivations, votre attente, pratiquer lui même un examen approfondi pour analyser les données de votre oeil et vous indiquer objectivement les chances d'obtenir le résultat que vous escomptez.
• Votre chirurgien doit vous accorder un délai avant votre décision et vous inviter à réfléchir à ses explications. Vous revoir si vous avez des questions complémentaires à lui poser. Si possible, il peut vous permettre d'entrer en relation avec d'anciens opérés.
• Il doit pratiquer lui-même les examens préopératoires pour programmer l'opération de façon optimale et les examens post-opératoires. Ses décisions médicales sont prises selon deux critères essentiels: la sécurité et la qualité du résultat et non en fonction de rentabilité ou de coût.
• Il doit être disponible. Assurer lui-même le suivi de votre opération, des problèmes pouvant se poser ainsi qu'un suivi général de vos yeux à long terme. Il doit pouvoir être joignable à tout moment par téléphone ou par mail et vous voir en consultation si besoin. Il n'y a pas de jour férié en chirurgie

 

Chirurgie réfractive - Recommandations des institutions officielles ophtalmologiques


BONNES PRATIQUES EN CHIRURGIE REFRACTIVE


Fiche de recommandations de bonnes pratiques pour les techniques de chirurgie réfractive au Laser Excimer (PKR, LASIK).



• Le praticien
: l’ophtalmologiste doit avoir une compétence chirurgicale et avoir reçu une formation spécifique à l’utilisation du Laser Excimer et des micro-kératomes. Il s’engage à effectuer la totalité de l’acte opératoire, hormis lors de la période de formation où il peut accomplir l’acte avec un chirurgien expérimenté.

• Le matériel utilisé en chirurgie réfractive : il doit s’agit de matériel homologué ayant reçu le marquage CE.

• Les centres de chirurgie réfractive : ils doivent réaliser une maintenance du matériel (lasers, microkératomes, petits matériels chirurgicaux) ; un contrôle de matériel doit être réalisé par le chirurgien. Un personnel spécifiquement formé doit être présent.

• La communication en chirurgie réfractive : la communication, dans ses différentes supports, doit permettre d’apporter à un éventuel patient, les informations qui peuvent lui être nécessaires pour fixer son choix. Elle ne doit en aucun cas prendre la forme d’une promotion médicale et la présentation doit être conforme aux recommandations des institutions officielles de l’Union Européenne.

• Sélection des patients en chirurgie réfractive : L’amétropie du patient doit rentrer dans le domaine d’action du laser utilisé La réfraction doit être stable depuis au moins 1 an L’examen préopératoire doit montrer que le patient est exempt de toute contre-indication et notamment de pathologies cornéennes ou d’affections générales avérées pouvant interférer sur la cicatrisation L’âge du patient doit être, sauf exception, au moins égal à 18 ans Le patient doit exprimer qu’il a compris le but de la chirurgie et que toutes ses attentes sont réalistes Chez les patients porteurs de lentilles de contact, celles-ci devront être enlevées préalablement afin que l’examen permette d’attester une réfraction et un examen cornéotopographique stable. Il pourra être nécessaire de contrôler ces éléments après une période libre de port de lentilles de contact.

• L’examen du patient en chirurgie réfractive : L’examen de base comprend : Une réfraction subjective avec si nécessaire cycloplégie, Une mesure de la pression intraoculaire, Un examen au biomicroscope, Une évaluation de la sécrétion lacrymale en cas de signe fonctionnel, Un examen de topographie cornéenne, Une évaluation de l’épaisseur de cornée, Un examen de fond d’œil dilaté, Une mesure du diamètre pupillaire en condition de faible luminance, D’autres examens, notamment la biométrie, pourront être rendus nécessaires lors de l’utilisation de certaines techniques.

• Information du patient en chirurgie réfractive : l’ophtalmologiste doit informer le patient : Des alternatives à la correction chirurgicale : lunettes et lentilles de contact, Des avantages et des complications respectives des techniques chirurgicales qui peuvent être proposées pour traiter son amétropie. Il doit notamment l’informer sur les risques de sur et de sous correction, sur la possible régression de l’effet, sur la possibilité d’induction d’un astigmatisme, d’une perte de sensibilité aux contrastes, de l’existence possible d’aberrations, en particulier nocturnes, de la possible survenue d’anomalies cicatricielles et dans l’ensemble de complications susceptibles d’amener à une perte de meilleure acuité visuelle corrigée. Il doit par ailleurs expliquer les conséquences d’une possible presbytie. Le patient doit avoir reçu un devis. Il est conseillé au chirurgien de recueillir une fiche de consentement signée.

• Les suites opératoires de la chirurgie réfractive : La surveillance postopératoire doit être réalisée soit par le chirurgien lui-même, soit par un ophtalmologiste qu’il aura désigné. Cette surveillance comprend au minimum un examen postopératoire précoce pour juger de l’état anatomique de l’œil et un examen tardif, après quelques semaines, pour évaluer la fonction visuelle. Cette prise en charge peut éventuellement être effectuée en collaboration.

Mise à jour 2018

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